La Personal Brand va tuer les marques sans visage ou les sauver ?
Pourquoi (selon moi) mettre un humain devant sa marque N’EST PLUS une option.
Depuis quelques années, on voit émerger ici et là de nouvelles expertises.
Bon ok, nouvelles pour nous en France, mais mais, mais mais, déjà bien installées aux États-Unis (les States).
On pourra évoquer — en outre (oui j’ai dit en outre, c’est fou ) — mon propre “blaze” à savoir branding strategist et brand designer.
Il y a quelques temps, ces même mots mots n’étaient pas très connus en France (ou très peu). Dans les pays anglophones, ça fait un petit moment qu’ils existent.
Or depuis quelques années, les expertises se sont… expertisées.
(Que voulez-vous, j’invente des mots : je suis une créa’ , faut vous y faire !)
01 – Mais d’abord, c’est quoi la “Personal Brand” ?
Sachez que c’est dire toujours en anglais. Beaucoup plus classe.
(D’ailleurs je préfère aussi qu’on dise mon blaze en anglais les mêmes raisons seront invoquées.)
La Personal Brand, c’est utiliser son image de marque personnelle et en faire son fond de commerce.
En gros c’est monétiser sa propre image.
On peut citer des précurseurs. Steve Jobs. Elon Musk. Et le bonhomme qui a abusé de l’autobronzant de l’autre côté de l’Atlantique avec sa moumoute décolorée.
(Bref.)
On connaît ces personnes pour leurs opinions. Leur trait de caractère. Leur manière de réagir.
Pas forcément pour les bonnes raisons (parfois).
Mais en tout cas, leur image personnelle influence leur marque. Et leur marque influence leur image personnelle.
Il y a de plus en plus de liens et de ponts qui se créent entre les deux.
02 – Pourquoi ce n’est pas un aspect à négliger :
Depuis quelques années, l’expertise tend à être partooooout, on en mange au petite déjeune, au déjeuné, à la collation du shaker, le goûté, le souper et l’en -cas minuit ( “Ça commence à faire beaucoup là, non ?)
Ce qui fera la différence ?
La marque. Comment on délivre un service. Et cette peut être boostée d’autant plus si elle est soutenue par une personnalité.
On peut très bien ne pas apprécier Elon Musk (mon cas).
PAR CONTRE, on peut lui reconnaître un sacré acharnement pour développer des boîtes plutôt novatrices (… aussi mon cas).
(Bon sur le bonhomme, chacun son avis. Je ne prends pas parti. Je constate.)
03 – L’ère de la méfiance is everywhereeee
Les Américains ont tendance à dire : “Build audience first. Product later.”
Et je dois avouer qu’à l’ère de la méfiance — avec l’IA ayant débarquée partout — rendant les offres de plus en plus homogènes, où maintenant un simple compte peut être aussi vrai que totalement fake (humains à la clé et parfois même pratique douteuses incluses → Cf. des petits malins qui créent des fausses personnes et les font pleurer à l’écran, pour créer de la sympahtie et renvoyer vers les boutique de drop shipping derrière. Pas cool.)
Les gens ont besoin de se raccrocher à quelque chose de plus humain.
De plus vrai.
Et quoi de plus vrai qu’un humain lui-même ?
Les chiffres qui font réfléchir
Il y a quelques années, on estimait 5 à 7 points de contact pour qu’une image de marque reste en tête.
Aujourd’hui ?
Avec la surcharge cognitive, avec un temps d’attention moyen estimé à 8 secondes (contre 12 dans les années 2000, aïe. on est des poissons ) et avec la multiplication des canaux …
Il faut estimer 17 à 20 points de contact minimum* pour créer un lien avec une marque.
(Oui. Dix-sept à vingt. Bon courage à ceux qui postent une fois par mois .)
Et concernant la Personal Brand spécifiquement ?
Il n’existe pas d’étude officielle, mais on estime le seuil minimum d’exposition pour créer un lien à environ 10 heures de contenu où les prospects seront au contact d’une personnalité ou d’une marque.
10 heures.
Ce n’est pas rien (perso pendant ce temps, j’ai de quoi ranger mon appartement, faire un aller-retour puis un déjeuner chez mes parents, revenir chez moi, faire une sieste.)
*Sources : Nielsen, Facebook IQ, HubSpot 2023–24
Ce que les Américains ont déjà compris
Nos meilleurs amis américains (ces filous, euh fifous) précurseurs sur beaucoup de stratégies marketing, commencent déjà à poser leurs pierres à l’édifice.
On voit des grands CMOs de KFC, de McDonald’s commencer à construire brique par brique leur visibilité personnelle. Leur personal branding.
Pour qu’on commence à accorder plus d’attention à leurs produits par ricochet (sans en passer par du marketing agressif ou trop envahissant).
Et surtout, pour créer un actif.
Un actif qui ne pourra pas être remplacé par une IA.
(Relisez cette phrase. Lentement. Elle est importante. Elle est trèèèèèès importante.)
Alors, le bonhomme n’étant pas trèèèès souriant, il s’est fait massacrer et beaucoup de vidéos mèmes on singé et moqués sa vidéo … Par contre les ventes dudit burger ont explosé donc … la fin justifie les moyens ?
Siiinon, on hésite pas hein :
04 – Alors, concrètement… Comment qu’on fait ?
Je ne suis pas une experte Personal Brand strategist (#honnêteté).
MAIS je lis beaucoup.
Je regarde comment font les autres. Et ce que je constate, depuis quelques temps, c’est l’émergence de personnalités dans des univers très différents.
Que ce soit dans le marketing digital. Métiers de niche. Produit physique.
De plus en plus de personnes se basent sur la Personal Brand pour :
➡ partager leurs opinions, leurs valeurs, leur manière de voir le monde (+10 pts),
➡ que les gens les considèrent humainement d’abord (+10 pts),
➡ ET ENFIN s’intéressent à ce qu’ils font (leurs produits ou leurs services, +Jackpots pts).
On voit de plus en plus de personnes devenir à part entière des médias.
Leur Instagram. Leur LinkedIn. Leur newsletter. Leur podcast.
Autant de portes d’entrée pour accéder humainement à ces personnes et les faire devenir des leader d’opinions.
La vraie question
Comment avoir confiance en une personne qu’on ne connaît pas ?
On ne peut pas, (enfin perso, faire confiance à l’aveugle – problemo amigo, no puedo !)
C’est aussi simple que ça.
Donc, au final, quand les Américains disent “Build audience first, product later”, ce qu’ils disent vraiment c’est : crées une communauté avec des personnes qui te feront confiance en premier lieu.
Et qui seront ok pour acheter ce que tu pousseras, car la confiance en toi règneras et qu’ils seront aussi convaincus que toi.
(après ne pas pousser des trucs nazes, bien sûr. Ce n’est pas parce que tu as une audience qu’il faut zapper son intégrité, non mais !)
Et là, c’est le moment de la question qui fâche :
Est-ce que les gens te connaissent assez pour te faire confiance ?
Ou est-ce que ta marque existe sans visage derrière ?
(Réponds-moi. Crois-moi, je lirai tout ce que tu m’écriras. Et j’y répondrais aussi !)
— Julie
Celle qui est là pour créer des images de marque impactantes. Mais aussi pour les décortiquer.
PS — Si tu veux construire une marque personnelle qui soutient ton offre — c’est exactement ce qu’on regarde ensemble. ➡ https://calendly.com/martins-julie/30min
Merci d’avoir lu Une Brand ou Rien !! Et comme on dit : “Spread the love” (partager le post ! Oui bon ok … l’amour -mais c’est pareil ici-)
— Julie
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